Monument aux Morts: retour sur l'histoire de ce symbole local Publiée le 8 mars 2018

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À quelques jours de la dépose du monument aux Morts, pour un nécessaire toilettage avant qu’il ne rejoigne son nouvel emplacement distant de quelques dizaines de mètres, il est intéressant de se pencher sur l’histoire de ce symbole devant lequel des générations d’Alzonnais se sont recueillies. Dès 1918, en l’honneur des 72 Alzonnais victimes de la Grande guerre, le conseil municipal souhaite faire édifier un monument aux Morts. Les élus alzonnais sélectionnent les « Marbreries générales Gourdon » de Paris pour réaliser l’œuvre. Sa hauteur dépassera les 8 m, il sera en granit de Bretagne et ses parois seront polies afin de recevoir des inscriptions dorées à l’or fin. Deux statues en marbre blanc de Carrare orneront la colonne. En haut, la statue de la victoire pour symboliser les hauts faits d’armes des héros de la Grande guerre tendra une couronne au soldat tombant avec le drapeau contre son cœur. Vêtu de l’uniforme des Poilus et coiffé du casque Adrian, son visage juvénile mettra en évidence le sacrifice fait par la communauté villageoise. Entre la statue de la victoire et celle du Poilu, la Croix de guerre décoration instituée le 5 avril 1915 pour honorer les soldats qui ont fait acte de courage. L’entourage du monument sera engazonné et une borne posée dans chaque angle. Son coût sera de 39 700 francs (6 052,23 €). Malgré les réserves de la commission départementale réunie le 17 septembre 1920 qui pense que : « Deux motifs sculpturaux d’égale valeur et superposés pourraient se nuire » le projet est adopté. L’inauguration à lieu le 23 avril 1922 sous la présidence d’Albert Sarraut, Ministre des colonies. Dans les jours qui suivent l’inauguration, le monument subit quelques modifications : le gazon victime des chiens et des poules en liberté est remplacé par des plaques de granit, 3 lampes tricolores (absentes aujourd’hui) sont intégrées à l’édifice et le Secours mutuel fait apposer les palmes sous la plaque : « A la glorieuse mémoire des enfants d’Alzonne morts pour la France ».